Un autre poème de ce poète, sur le thème de l'Amour...
Pardon
Fallait-il donc que nous nous soyons tant aimés
Pour en venir à se déchirer de la sorte,
Et ne voir plus dans nos yeux que fiel de cloportes.
Nous restons emmurés chacun derrière nos portes.
Je sais porter en moi une grande part d’ombre ;
Ces mystères, je te les ai cachés par pudeur,
Voulant nous protéger, j’ai semé la douleur
Qui désormais détruit nos vies de l’intérieur
A quand remonte l’inflexion irrémédiable.
J’aurais tant voulu une vie harmonieuse,
Des voyages rêvés, des journées radieuses,
Des nuits mouvementées, des matinées gracieuses.
Comment peut-on couper les liens qui nous enserrent
Sans ouvrir des fêlures dans tous nos cœurs meurtris ;
De tous ces entrelacs il faudra faire le tri,
Sans nier les sentiments dont l’amour est pétri.
Je demande pardon pour ces années gâchées
A la femme amoureuse, à l’épouse fidèle,
A la mère épanouie, à l’amante rebelle,
Lui souhaitant de vivre ses pages les plus belles.